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Registres paroissiaux et état civil
Résumé bref
Depuis la Nouvelle‑France (17ᵉ siècle) jusqu’à la fin du 20ᵉ siècle, ce sont d’abord les registres paroissiaux (principalement catholiques, puis aussi protestants et autres confessions) qui ont servi de registres officiels de naissances, mariages et décès; l’État québécois n’a progressivement pris en charge l’état civil qu’à partir du début du 20ᵉ siècle, avec une transition complète vers des registres civils modernes achevée en .
Contexte général 1650–1800
1650–fin 18ᵉ siècle : Dès l’époque de la Nouvelle‑France, les curés tenaient des registres de baptêmes, mariages et sépultures; ces registres constituent la source principale pour les naissances, mariages et décès.
Fonction quasi‑civile : les registres paroissiaux servaient de preuve d’état civil locale avant l’existence d’un appareil d’état civil laïc.
19ᵉ siècle
Paroisses comme autorités de fait : Les paroisses (surtout catholiques) ont continué à enregistrer les événements vitaux; les autorités judiciaires recevaient souvent des copies de ces registres (prothonotaires, greffes).
Diversification confessionnelle : Avec l’arrivée d’immigrants et la présence britannique, églises protestantes et autres confessions ont aussi tenu des registres pour leurs fidèles.
20ᵉ siècle et transition vers l’état civil
Début du 20ᵉ siècle : la province a commencé à instituer des registres civils pour les naissances et mariages; les églises restèrent une source importante pendant des décennies.
: le Directeur de l’état civil a pris en charge la tenue centralisée et distincte des registres d’état civil contemporains.
Où trouver ces registres aujourd’hui
- Registres paroissiaux antérieurs à 1900 : Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et dépôts régionaux.
- Registres post‑1900 : Directeur de l’état civil du Québec pour les actes contemporains.
- Collections indexées : Drouin Collection, Genealogy Quebec, FamilySearch et autres bases locales.
Points importants et conseils pratiques
- Dominance catholique : Les paroisses catholiques sont la source dominante jusqu’au 19ᵉ siècle.
- Copies exigées : Les églises envoyaient souvent des copies aux autorités civiles, ce qui explique la bonne conservation des registres.
- Recherche : Pour le pré‑1900, consultez les registres paroissiaux; pour le 20ᵉ siècle, consultez le Directeur de l’état civil et les bases indexées.
Les registres des Églises protestantes
Cette base de données interrogeable contient près de 60 000 actes de naissance, de mariage et de décès provenant des Églises protestantes de notre région, tels que recueillis par le Valentine Project et présentés ici pour votre information, gratuitement. Cette base de données peut inclure des actes qui ne sont pas disponibles sur Ancestry.com. Certaines transcriptions peuvent être plus exactes parce que les transcripteurs descendaient des premiers Européens à s’être établis dans la région.
Variantes orthographiques
On trouve de nombreuses variantes orthographiques dans ces registres. Les champs « Époux/Épouse » et « Mère » suivent le format Nom de famille, Prénom. Les femmes mariées sont parfois inscrites sous leur nom d’épouse.
Documents sources
Nos sources comprennent des microfilms conservés par les Archives nationales du Québec (ANQ), la Genealogical Society of Utah (GSU), ainsi qu’un ensemble de registres paroissiaux originaux. Historiquement, les Églises étaient tenues de soumettre chaque année une copie de leurs registres aux autorités civiles. Ce sont généralement ces copies civiles que vous verrez dans les microfilms. Des références détaillées aux sources pour chaque acte individuel se trouvent sur notre page Sources. Des photocopies de tous les documents que nous détenons sont disponibles sur demande.
Variantes d’erreurs et contradictions
Des différences occasionnelles apparaissent entre les copies civiles et les registres paroissiaux. Lorsque ces différences ne peuvent être conciliées, les deux versions sont présentées, chacune renvoyant à l’autre, afin que le chercheur puisse en juger.
En raison de l’écriture manuscrite, de la qualité des images et des imperfections des documents originaux, des erreurs de transcription sont inévitables. Si vous en repérez une, nous vous serions reconnaissants de nous en informer. À cet égard, notre politique consiste à rapporter exactement ce que le ministre a écrit, même s’il s’est trompé. Ainsi, lorsqu’il a écrit Gian Vaugh pour désigner la personne que nous connaissons sous le nom de Jane Waugh, c’est Gian Vaugh que vous trouverez ici.
Le projet Valentine

« En raison des mariages inévitables entre les colons anglophones de la vallée de la Châteauguay, entourés qu’ils étaient par la population catholique française déjà établie, les généalogistes d’aujourd’hui découvrent un vaste intérêt commun. Nos ancêtres ont généralement vécu dans ces communautés tout au long du XIXᵉ siècle et au‑delà. »
swquebec.ca
« Notre base de données interrogeable des registres d’Église contient les informations détaillées extraites d’environ 60 000 actes provenant de 187 sources issues des registres paroissiaux originaux. Bon nombre de ces sources ne figurent ni parmi les microfilms archivés ni dans d’autres ressources publiées. »
swquebec.ca
« Norman Valentine (1934‑2009), instigateur en chef, a lu à voix haute chaque registre d’Église et nous a tenus au travail pendant plus d’une décennie. Shirley Valentine, dont la patience et la coopération dans cette aventure ne peuvent qu’inspirer l’admiration. Burt Lang, chercheur infatigable parmi les archives, les Églises et les cimetières. Gina Smith, généalogiste extraordinaire. Warren Sadler, maître du Web, qui a transformé cette masse de données en bits et en octets. Bill Henderson, à qui l’on doit l’idée d’aller au‑delà de nos propres recherches et d’inclure chaque acte des onze microfilms originaux — idée pour laquelle nous ne lui pardonnerons peut‑être jamais. Depuis l’achèvement de cette tâche, nous avons plus que doublé ce contenu, principalement à partir de vieux livres poussiéreux jusque‑là ignorés. »
swquebec.ca